Donc voici la première partie de mon histoire med-fan:
Je dedie cette histoire a ma muse 
Skells
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Un village en Nyctème, le 16 Arakian de la dernière année du Serpent Une jeune fille, 19 ans, une des plus belle du village. Elle se dirige vers la foret bordant son village. Sa corvée est pénible mais elle y va le cœur léger ; Elle va bientôt se marier ! Tout du long, elle pense aux préparatifs, mais quelque chose attire son attention. Un arbre présentant de multiples traces de griffes, des griffes qui ne correspondent aucun animal connu, et le symbole formé par ces traces ne peut signifier qu’une chose. Elle ne l’a jamais vu, mais a entendu les terribles légendes concernant cela. Après un court moment de stupeur, elle lâche tout ce qu’elle tenait dans les mains et se précipite vers le village.
Tout se bouscule dans sa tête. Elle ne sait plus quoi faire. Tout ce que l’on a raconté, est-ce vrai ? Si oui, pourquoi ici ? Pourquoi maintenant ? Non ça ne peut pas être vrai. Alors pourquoi court-elle ? Elle ne le sait pas. Son instinct lui ordonne de s’enfuir.
Elle arrive enfin au village, totalement essoufflée. Elle veut crier, mais aucun son ne sort de sa bouche. Enfin si, mais pas un son humain, un espèce de hurlement strident.
Et tout d’un coup, elle tombe a terre ; Les yeux révulsés, le corps se tordant de douleur, elle crie de plus belle. Les villageois se précipitent vers elle et la maintiennent au sol, le temps que le prêtre arrive. Quand ce dernier voit la jeune fille, il s’agenouille près d’elle et adresse une brève prière. Puis il sort une dague et l’enfonce profondément dans le cœur de la malheureuse. Les cris s’éteignent, laissant place a un silence de mort. Puis quelques chuchotements commencent à s’élever. Tous on vu ce qui s’est passé, et tous savent ce que cela signifie. Chacun regarde son voisin avec méfiance. Puis un autre hurlement. Cette fois-ci, c’est un homme qui s’effondre. Sa femme est a ses cotés et veut empêcher les autres habitants de l’approcher, mais elle les laisse finalement, et le prêtre doit a nouveau réaliser son rituel « funéraire », à contre cœur. Quatre autres personne tombent a leur tour. Après quelques temps, le prêtre ordonne à tous les hommes du village de se préparer au combat. Pendant que les hommes vont chercher leurs armes, leurs femmes les supplient, à genoux, de leur donner une mort douce. Beaucoup refusent, alors les femmes se suicident. D’autres femmes arrivent à convaincre leurs hommes de les laisser combattre à leur côté. Certaines familles essayent de s’enfuir, mais tous savent que cela ne changera rien.
Le prêtre retourne dans sa chapelle. Il prie ses dieux pour qu’ils lui donnent du courage. Six. Six habitants ont répondu à l’appel. Le prêtre ne sait plus quoi faire, il est terrorisé. D’après tout ce qu’il a pu entendre, c’est la première fois qu’il y en a autant d’un coup. Une fois ses prières terminées, il se dirige vers une salle qu’il n’a jamais ouverte. Son maître lui en avait révélé l’existence, et ce qu’elle contenait. Il trouva l’armure sacrée, on dit qu’elle s’adapte d’elle-même au prêtre la possédant. Lentement, il la revêtit. Il a parfaitement le temps. Il le sait. Le plus dur, c’est cette attente, ce silence indiquant qu’il n’y a plus de vie autour du village. Une fois l’armure vêtue, il saisit sa masse d’arme, puis retourne sur la place du village ; il doit organiser les défenses.
Un homme, priant les dieux depuis qu’il a vu la jeune fille, cache son fils. Il a décidé d’aller au combat, et même s’il doit mourir, il espère que son fils, lui, vivra. Le garçon de cinq ans ne comprend pas ce qui se passe. Son père l’a caché à un endroit où nul ne peut le voir, mais lui, voit tout ce qui se passe dans la pièce. Son père vient juste de le cacher, et le garçon voit sa mère entrer dans la pièce. Elle pleur, le garçon ne sait pas pourquoi. Elle demande quelque chose à son mari, elle le supplie. Le père pleure aussi. Tout d’abord, il refuse, mais finit par céder. Il embrasse une dernière fois sa femme, et la poignarde dans le cœur. Le corps de sa femme retombe inerte entre ses bras. L’homme hurle. Dans ses yeux apparaît une soif de sang qu’il n’a jamais connu. Il se promet d’en emporter le plus possible avec lui dans la tombe, car il sait qu’il va mourir, mais cette idée ne l’effraie plus. L’enfant ne comprend pas ; il n’a que cinq ans. Le père sort. Il rejoint tout les autres sur la place du village, et tous arborent la même haine, la même pensée ; Vengeance ! Des ombres commencent à apparaître à l’orée des bois. Les villageois réunis sont de plus en plus nerveux.
Soudain, les ténèbres se déchaînent. Un flot noir hurlant d’un cri strident dévale la vallée. L’enfant, de sa cachette, entend l’hurlement des démons, puis ceux des hommes, fonçant dans les rangs démoniaques, le prêtre hurlant plus fort que les autres. Mais ces cris de guerres se muent rapidement, laissant place à des cris d’horreur et de douleurs. Après peu de temps, le silence prit place. L’enfant s’apprêtais à sortir lorsqu’il entendit des bruits de pas. Il retourne a l’abris et regarde. Dans l’embrasure de la porte se tenait un démon. L’enfant l’avait tout d’abord prit pour un homme du village, de par sa forme humanoïde, mais les éclats rouges de ses yeux et ses bras démesurément long lui prouva le contraire. Ne bougeant plus, l’enfant voit le démon refermer sa main griffue sur la cheville de sa mère, puis sortir en traînant le corps derrière lui. L’enfant attendit un long moment, puis sortit de sa cachette et de sa maison. Plus aucun bruit dans tout le village, rien, comme si ce lieu n’avait jamais connu la vie. En arrivant enfin sur la place du village, il s’arrêta d’effroi. La terre était devenue rouge. Beaucoup de sang avait coulé, mais il n’y avait aucun corps. Avançant vers le centre de la place, ses pensées se bousculaient. Il semblait enfin comprendre les événements de la journée. Arrivant au centre, il tomba a genoux devant une masse d’arme, dernier vestige de la bataille, et ses larmes se mélangèrent au sang…
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Gloire et louanges à toi, Satan, dans les hauteurs
Du ciel, où tu regnas, et dans les profondeurs
De l'Enfer, où, vaincu, tu rêve en silence!